top of page
Logo Ethical HR
  • Instagram
  • LinkedIn

Verbaliser, dédramatiser, alléger : 3 pistes pour mieux vivre ses émotions

Photo du rédacteur: Alain ChristinetAlain Christinet

S’arrêter – Prendre conscience – Agir


Dans notre précédent article, nous expliquions qu’il était impossible d’agir directement sur nos émotions. Il s’agit donc d’intervenir soit sur les facteurs internes (la Tête et le Corps), soit sur les facteurs externes (notre environnement) en optimisant notre communication, notre organisation et nos interactions).


Personne debout sur une roche suspendue entre deux falaises, les bras levés en signe de victoire, surplombant un paysage montagneux et embrumé, symbolisant l’équilibre fragile et la maîtrise de ses émotions face aux défis.
La maîtrise de ses émotions face aux défis

Transformer ses pratiques en habitudes durables

Avant d’aborder quelques outils liés à la Tête, rappelons en quelques mots un principe fondamental : pour améliorer durablement notre capacité à gérer nos émotions, il est essentiel de pratiquer régulièrement et d’intégrer ces techniques dans une routine.


Selon les sources et la complexité des pratiques, il faut entre 29 jours (la durée d’un cycle lunaire) et 254 jours pour qu’un comportement devienne un automatisme. Heureusement, les effets bénéfiques se font ressentir bien avant !

Parmi les outils que nous allons présenter, certains sont à pratiquer quotidiennement, tandis que d’autres s’activent en réponse à des situations spécifiques.


Quelques outils Tête

  1. Verbaliser ses émotions

L'une des clés essentielles à la maîtrise de soi est la capacité à identifier et à exprimer clairement ses émotions lorsqu’elles surgissent. Mettre des mots sur ce que l'on ressent permet non seulement d’apaiser la charge émotionnelle, mais aussi d’éviter des réactions impulsives qui pourraient nuire à nos relations et à notre bien-être.


Exprimer une émotion avec précision — en détaillant son intensité, son origine et les sensations physiques associées — favorise une meilleure compréhension de soi et des autres. Cette prise de recul facilite également l’adoption de stratégies adaptées pour y faire face.


Prenons un exemple concret : lors d’une discussion entre amis, une personne ressent une montée de frustration en constatant que ses remarques ne sont pas prises en compte. Son corps est tendu, sa respiration devient courte, mais elle garde tout pour elle. Résultat ? Elle risque d’exploser au prochain détail irritant ou, au contraire, de ruminer sa frustration toute la journée.


Une verbalisation comme celle-ci pourrait l’aider à désamorcer la tension :

« Je ressens une grande frustration en ce moment. J’ai envie de me lever et de claquer la porte. Je suis agacé parce que mon point de vue n’est pas pris en compte et ressens de l’injustice. »


Les professionnels du débriefing utilisent également cette méthode pour accompagner les victimes et témoins d’événements traumatisants. Après une situation de crise — qu’il s’agisse d’un accident, d’une catastrophe ou d’une agression —, la verbalisation permet aux personnes touchées d’exprimer leurs ressentis et de structurer leur expérience. Cette démarche constitue un premier pas vers l’apaisement et la reconstruction, en réduisant le risque de détresse psychologique prolongée.


  1. Éviter les pensées limitantes et les mots catastrophes

Nous sommes les architectes de l’image que nous avons de nous-mêmes. Les neurosciences le montrent clairement : ce que nous nous répétons chaque jour influence directement nos émotions et notre confiance. Des pensées positives et concrètes nourrissent notre estime personnelle. Elles renforcent aussi notre motivation et la qualité de nos relations. À l’inverse, des croyances négatives, répétées sans recul, finissent par nous enfermer. Elles freinent notre épanouissement et compliquent nos échanges avec les autres.


Les pensées limitantes prennent racine dans nos expériences passées, nos peurs et nos croyances. Elles nous poussent à voir des obstacles là où il pourrait y avoir des opportunités. De leur côté, les mots ou phrases catastrophes — ces formules exagérées comme « c’est impossible », « je suis nul » ou « excusez-moi de vous déranger, j'ai une petite question à vous poser » — enferment notre esprit dans une perception limitante ou nous font perdre toute crédibilité dans la relation.


Prenons un exemple : une personne qui se répète sans cesse « je suis incapable de parler en public, je vais forcément me ridiculiser » se conditionne inconsciemment à l’échec. Son stress augmente, sa perception de la situation se déforme, et ses performances en pâtissent. À force d’entretenir cette pensée limitante, elle transforme une simple appréhension en un véritable blocage.


Le premier pas vers le changement consiste à prendre conscience de ces automatismes mentaux et à les remplacer par des pensées plus nuancées et constructives. Reformuler ses peurs, remettre en question ses croyances et s’autoriser à réussir sont autant de leviers pour retrouver un état d’esprit plus souple et performant.


  1. Préparer sa journée et la clôturer positivement

Notre état d’esprit au réveil conditionne en grande partie notre journée. Prendre quelques instants le matin pour orienter nos pensées vers ce qui est important nous permet de démarrer avec une énergie constructive et motivante. Il s’agit de se poser les bonnes questions pour se mettre dans une disposition optimale :


Le matin, avant de démarrer la journée, par exemple :

  • Quels sont les objectifs ou résultats que je souhaite atteindre aujourd’hui ?

  • Quelles sont mes forces et ressources pour y parvenir ?

  • Comment puis-je aborder cette journée avec énergie et enthousiasme ?


Pour renforcer cet état d’esprit positif, un mantra inspirant peut accompagner cette réflexion. Comme le recommandait le fameux pharmacien Émile Coué : « Aujourd’hui, à tout point de vue, je vais de mieux en mieux. » Déterminer son propre mandat renforce encore l’efficacité de la démarche.


Le soir, avant de s’endormir :

Clôturer la journée sur une note apaisante est tout aussi essentiel. Plutôt que de ruminer les difficultés ou les contrariétés, il est bénéfique de faire un bilan axé sur l’apprentissage et la gratitude, par exemple :

  • Qu’ai-je appris aujourd’hui qui pourrait me servir demain ?

  • Quels sont les moments, aussi infimes soient-ils, pour lesquels je peux éprouver de la reconnaissance ?

  • Comment puis-je progresser et évoluer positivement ?


Répéter ensuite sa phrase apaisante permet de lâcher prise et de favoriser un sommeil réparateur.


En instaurant cette routine simple mais puissante, on conditionne progressivement son esprit à voir le positif, à se concentrer sur ses progrès et à

avancer avec sérénité, jour après jour.


Dans notre prochain article, nous explorerons les outils et techniques liés au Corps pour compléter cette approche.


Pour l’essentiel

L’intelligence émotionnelle repose sur trois piliers : observer, comprendre et agir. Verbaliser ses émotions, éviter les pensées limitantes et préparer sa journée et la clôturer positivement sont autant de leviers pour alléger notre quotidien et renforcer notre bien-être. En appliquant ces techniques régulièrement, nous favorisons une meilleure gestion de nos émotions et développons un état d’esprit plus équilibré et résilient.


Découvrez notre cours des 2 et 3 juin 2025 :


Ethical HR

Prestations

bottom of page